Pour une ville décroissante et solidaire
En étant informé de nos actions : envoyez-nous un mail à contact@idealyon.org
En participant à notre campagne (réunion, distributions de tracts, etc.)
En apportant un soutien financier aux frais de campagne :
chèque à l’ordre de « Marie Coulet, mandataire financier de Idéalyon » à renvoyer à Idéalyon, 58 rue de la République, 69002 Lyon (un reçu vous sera remis : toute contribution donne droit à une réduction d’impôt sur le revenu pour 66% de son montant dans la limite de 20% du revenu imposable. Par exemple pour un don de 100€ votre coût réel se monte à 34€).
{Consulter} l'article.
Menu contextuel (clic droit), puis "enregistrer la cible sous..."


{Consulter} l'article.
La ville de Lyon dispose d’une large offre culturelle. Toutefois, pour diverses raisons (culturelles, financières), tous les citoyens n’en profitent pas. Nous avons donc décidé d’orienter nos propositions vers l’élargissement de l’accès à la culture pour tous.
Le « pass’ découverte »
Pour inviter les habitants à découvrir de nouveaux genres culturels, nous proposons la création d’un « pass’ découverte ». L’accès à la culture peut-être difficile pour diverses raisons. Le coût des spectacles en est une, mais la réticence à explorer des genres inconnus parce que considérés comme « réservés » à un public averti en est une autre, toute aussi importante. Nous proposons donc d’offrir à tous les habitants un pass’ donnant accès gratuitement pour un an à 5 spectacles choisis librement parmi des genres différents : 1 place d’opéra, 1 place de cinéma, 1 place de théâtre, 1 place de concert, 1 place pour une manifestation sportive (au palais des sports, à la patinoire, à Gerland, etc.).
Une maison de la culture et une maison des associations par arrondissement
Chaque citoyen doit pouvoir participer à la vie culturelle de son quartier. C’est pourquoi nous soutenons la création d’au moins une maison de la culture et des associations par arrondissement. À travers cette proposition nous entendons notamment permettre aux jeunes (adolescents notamment) de disposer d’espaces d’expression et de création.
L’organisation de manifestations gratuites de plein air
La gratuité est un levier déterminant pour l’accès à la culture, et le déroulement de grandes manifestations en plein air rend les spectacles accessibles et crée une atmosphère conviviale. C’est pourquoi nous souhaitons organiser des évènements de plein air gratuits, sur le modèle des « invites » de Villeurbanne. Ce type de projet nous intéresse d’autant plus que les habitants s’investissent dans son organisation.
Plus de petites manifestations
Afin d’encourager un maximum de créations artistiques, nous comptons privilégier le soutien aux petites manifestations, proches de tous, plutôt que les grands évènements.
Les « relais culture »
Pour de mettre la culture à la portée de tous les citoyens, nous voulons créer des « relais culture », permettant de diffuser l’information culturelle. Concrètement, nous pensons qu’aujourd’hui, seul un public déjà sensibilisé a accès à ces informations. À défaut d’être averti, seuls certains publics sont visés dans la diffusion (dans les associations ou les maisons de quartier). Afin que tous les habitants soient également informés, nous voulons choisir des lieux « relais » qui touchent un maximum de personnes, d’origines sociales et culturelles différentes. Nous proposons donc de compléter le mode de diffusion classique existant par de nouveaux lieux tels que les écoles ou les commerces de proximité.
La culture au plus jeune âge
La démocratisation de l’accès à la culture passe par une initiation dès le plus jeune âge, quelles que soient les origines sociales. C’est pourquoi nous pensons que l’école est, de loin, le meilleur vecteur de diffusion de la culture. Ainsi, nous encouragerons et soutiendrons les écoles et les centres de loisirs qui souhaitent assister ou participer à des spectacles.
Gratuité des musées le dimanche
Le coût de l’entrée dans les musées est un frein à leur fréquentation. Certains publics bénéficient de tarifs préférentiels, mais tout le monde ne peut y prétendre. De plus nous ne sommes pas favorables à la stigmatisation des populations les plus fragiles (chômeurs, RMIstes, etc.). C’est pourquoi nous sommes favorables à la gratuité des musées le dimanche, afin que tous les habitants, sans exception, puissent fréquenter, en même temps, les lieux culturels.
{Consulter} l'article.
Dans le cadre d’une politique visant à la réappropriation de l’espace public par la population, nous souhaitons créer plus d’espaces collectifs. Nous voulons inciter les habitants à participer à la vie du quartier et à rendre la ville plus humaine en réduisant drastiquement les pollutions atmosphériques, visuelles et sonores. Une réduction des programmes pharaoniques d’urbanisme nous paraît aussi indispensable pour que la ville se mette en cohérence avec le défi écologique du XXIe siècle.
Elle envahit toujours plus l’espace public : rue, transports, médias, universités, etc. Son omniprésence dans le paysage urbain, qui pourtant appartient à tous, conduit à ce que personne ne puisse y échapper. De plus, le système publicitaire participe à la dégradation de l’environnement : il incite à la surconsommation et au gaspillage. L’an dernier en France les dépenses publicitaires ont dépassé les 33 milliards d’euros, soit dix fois le budget du ministère de la culture. Les effets néfastes sont pourtant aujourd’hui largement admis : incitation à une mauvaise alimentation (obésité), traitement dégradant du corps humain, notamment celui de la femme, emprise de la publicité sur la presse ou encore son coût pour le consommateur (argumentaire complet à www.deboulonneurs.org/IMG/pdf/Argumentaire4p.pdf). Enfin, cette emprise de la publicité n’est pas choisie par les citoyens, mais bien imposée sans consultation.
En Gironde, la ville de Mérignac a fait disparaître de son paysage urbain près de 500 panneaux d’affichage. Sao Paulo a mis en pratique une interdiction totale de la publicité extérieure, se débarrassant ainsi de 15000 panneaux. Pourquoi ne pas s’inspirer de ces expériences pour réduire la présence de la publicité dans le paysage urbain ? C’est pourquoi nous proposons de :
supprimer toutes les affiches publicitaires de dimensions supérieures à 50x70cm (taille préconisée par le Collectif « les déboulonneurs »)
interdire toute publicité lumineuse et éclairée (ex : enseignes lumineuses au-dessus des immeubles)
réduire le nombre d’emplacements publicitaires
augmenter la redevance publicitaire payée par les annonceurs
veiller à l’application de la loi interdisant la publicité en milieu scolaire
éteindre les lumières des vitrines durant la nuit.
Inversement, le nombre de panneaux d’affichage libre est insuffisant, ce qui incite malheureusement à l’affichage sauvage. Il faut donc créer de nouveaux emplacements dévolus à l’affichage libre.
Chaque nouvelle réhabilitation de l’espace public doit être pensée pour être un lieu de vie. Les places, jardins publics, rues, sont autant d’espaces qui peuvent devenir des lieux de rencontre conviviaux et non simplement des endroits de passage. L’aménagement des berges du Rhône est certes un pas intéressant dans cette direction, mais le rythme est trop lent : à raison d’un aménagement tous les six ans il faudra encore 50 ans pour qu’il y ait au moins un grand espace convivial par arrondissement ! Des mesures simples telles que l’élargissement des trottoirs, l’installation de bancs publics ou encore l’ouverture de jardins publics sur le reste de l’espace permettent d’améliorer considérablement le cadre de vie urbain.
Nous pensons par ailleurs que l’écologie est incompatible avec la réalisation de certains grands programmes d’urbanisme démesurés. C’est pourquoi nous sommes opposés à la construction d’un nouveau stade, de la tour Oxygène et du musée des Confluences. Le bien-être ne passe pas forcément par des réalisations coûteuses sur le plan financier et environnemental. Au contraire la convivialité s’acquiert par des actions à l’échelle humaine.
Ces constats nous amènent à proposer les mesures suivantes :
pour que la place Bellecour devienne un lieu de rencontre entre les habitants et de promotion de l’économie sociale et solidaire, nous voulons y organiser un marché des producteurs locaux et un vide-grenier régulier
l’Hôtel Dieu doit pouvoir être utilisé par tous les lyonnais ; s’il ne garde pas sa fonction d’hôpital, nous proposons par exemple qu’il serve de lieu de rencontre multi-âges et multifonctions : crèches, maison des jeunes, maison des associations et maison du troisième âge et maison médicale
réduire le stationnement non résidentiel en augmentant les tarifs des places de parking pour les non résidents
développer les jardins potagers collectifs
installer des bacs à compost pour tous les immeubles ou groupement d’immeubles afin de permettre un traitement écologique de ces déchets et d’en diminuer le coût
au niveau social nous pensons qu’il est important de soutenir les associations d’aide aux personnes en grande précarité. La mairie doit s’engager plus avant pour favoriser la coordination et mettre en commun les moyens de ces structures
abandonner le programme de vidéo-surveillance ainsi que les programmes de fichage ou de pistage des individus (base élèves dans les écoles, ou les systèmes d’identification par radio-fréquence dans les transports), afin d’éviter les possibilités d’atteinte à la vie privée qu’ils offrent.
{Consulter} l'article.
L’objectif d’Idéalyon est de réduire la place de la voiture en ville. Ce mode de déplacement est générateur de nombreuses nuisances : pollution de l’air, visuelle et sonore, encombrements, accidents, stress… Il nous semble important que la ville retrouve un visage plus humain et un rythme moins effréné. Actuellement, l’emprise de la voiture sur l’espace urbain est telle qu’elle empêche l’émergence durable d’autres modes de transports. Se déplacer à vélo est dangereux, les transports publics ne desservent pas équitablement tous les quartiers et restent onéreux, et les piétons sont souvent cantonnés à la place qui reste, c’est-à-dire insuffisante et mal adaptée. C’est pourquoi nous proposons de mettre en place une politique d’aménagement urbain dédiée aux citoyens non motorisés, redonnant la place aux piétons et aux modes de transport doux. Dans cette optique, nos choix sont déterminés par la volonté de desservir tous les quartiers de manière équitable.
Le réseau des transports en commun lyonnais (TCL) est dense et très étendu. Pourtant, il ne constitue pas, en l’état, une alternative suffisante à l’usage de l’automobile. Ainsi, certains quartiers sont peu ou mal desservis, le service est interrompu entre 1h et 5h du matin et, surtout, le coût de revient de ce mode de déplacement reste peu incitatif. C’est pourquoi nous proposons :
Gratuité des transports en commun : Certaines villes françaises ont déjà fait ce choix. À Lyon, la vente des titres de transport (tickets et abonnements) représente aujourd’hui 19% du coût total de fonctionnement des TCL (124,5 millions d’euros sur un budget total de 650 millions d’euros). Dès lors, comment financer le manque à gagner dû à la mise en place de la gratuité ? L’expérience menée à Châteauroux permet d’envisager quels outils peuvent être utilisés pour mettre en œuvre cette mesure. Il s’avère que l’instauration de la gratuité des transports en commun est réalisable sur l’agglomération lyonnaise :
Augmentation de la fréquence et service de nuit : Aujourd’hui, de nombreux lyonnais choisissent la voiture au lieu des transports en commun parce que ceux-ci ne sont pas adaptés à leurs déplacements. L’augmentation de la fréquence des transports sur certaines lignes et le développement d’un service de nuit permettra à tous ceux qui le désirent de ne pas utiliser leur voiture.
Créer des voies de bus supplémentaires sur tous les grands axes routiers
Stopper la construction des parkings en ville et augmenter les places des parcs relais en périphérie.
Essentiellement aménagé pour un usage optimal de l’automobile, l’espace urbain laisse de côté de nombreux habitants non motorisés. Pourtant, la rue, les parcs ou les places constituent des espaces collectifs, des lieux de vie et d’échange. Nos mesures visent à permettre aux citoyens de se réapproprier ces espaces :
créer de nouvelles zones piétonnes et des zones « 30 » dans chaque arrondissement : ces zones rendent le cadre de vie des habitants plus agréable. Elles ne peuvent demeurer des exceptions dans le centre-ville ou dans les seuls quartiers commerciaux.
faciliter le déplacement des personnes handicapées, par l’augmentation de la signalétique et de l’aménagement urbain accessible.
supprimer l’autoroute dans Lyon : nous voulons que la presqu’île ne soit plus coupée en deux par l’échangeur de la place Carnot pour éviter l’isolement du quartier Ste Blandine/Charlemagne/Confluence et retrouver de l’espace libre dans le quartier de Perrache. Dans une optique globale de recul de la place de l’automobile dans les modes de transport, nous ne soutenons pas pour autant le contournement autoroutier ouest de l’agglomération.
Le succès rencontré par l’opération « Velo’v » (location de vélos en libre service), a montré que ce mode de déplacement était bien adapté aux trajets en ville. De plus, les nouvelles infrastructures ont favorisé l’augmentation générale du nombre de cyclistes. Pourtant, la pratique du vélo en ville demeure dangereuse et peu d’espaces routiers sont réellement adaptés à la circulation cycliste. Nous voulons favoriser le développement de ce mode de transport pour qu’il devienne accessible à tous.
agrandir le réseau de pistes cyclables : nous souhaitons poursuivre l’effort de construction de nouvelles pistes cyclables entrepris par la mairie. Nous contestons cependant le choix qui est fait d’installer ces pistes sur les espaces réservés aux piétons (trottoirs) et préférons diminuer les voies réservées aux automobiles au profit des pistes cyclables.
adapter le code de la route aux vélos : il est possible d’adapter un code de la rue adapté à la circulation cycliste, en transformant les feux rouges et les stops en « tourne à droite » (comme c’est déjà le cas à Strasbourg, et en expérimentation à Bordeaux) et en prévoyant des voies vélos, réservées, à contresens dans certaines rues.
convertir des places de parking actuellement réservées aux voitures en parkings à vélos pour permettre aux personnes à vélos de les garer en toute sécurité.
aménager des espaces vélo dans les transports pour permettre l’utilisation de plusieurs modes de déplacements différents durant un même trajet (ex : vélo + métro)
développer les systèmes de réparation : aujourd’hui l’entretien d’un vélo (manque de place, d’outils ou de connaissances techniques) est l’un des freins à son utilisation en tant que mode de déplacement principal. À l’image de « l’atelier du recycleur », nous voulons développer des ateliers de réparation dans tous les quartiers, pour que chacun puisse entretenir son vélo (apprentissage et mise à disposition de matériel).
location longue durée de vélo : il s’agit de permettre à ceux qui veulent essayer de se déplacer à vélo, sans investir dans un nouvel engin, de disposer de matériel fiable et entretenu régulièrement (maintenance comprise dans la location) et d’acquérir le vélo loué à moyen terme (2/3 ans).
récupérer la gestion des Vélo’v : l’opération velo’v présente un bilan apparemment positif, puisqu’elle a permis de développer la pratique cycliste en ville. Pourtant, nous regrettons qu’il ne s’agisse pas d’un véritable service public, mais d’un marché passé entre la ville de Lyon et la société JC Decaux, en échange de la cession des panneaux publicitaires sur l’ensemble de la ville . De plus, le projet Velo’v a laissé de côté certains quartiers de l’agglomération lyonnaise (Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Oullins, etc.). Nous souhaitons donc racheter le service Velo’v et en confier sa gestion à la ville et au Grand Lyon, et non à une société commerciale.
{Consulter} l'article.
Aux élections municipales de 2008 les habitants du 2e auront la possibilité de voter pour une liste écologiste et solidaire : Idéalyon. Quelques précisions :
Quel que soit notre score au premier tour nous n’opèrerons aucun ralliement avec qui que ce soit.
Nous ne sommes pas favorables à une personnalisation de la politique et nous avons travaillé en groupe depuis le départ. C’est pourquoi les contacts avec les médias sont gérés par le groupe et la raison pour laquelle nous vous présentons la liste des candidats dans un ordre aléatoire :

Intéressés par la création d’une liste unitaire solidaire et écologiste, Idéalyon a participé aux discussions de la liste Audaces.
Nous avons finalement choisi de ne pas participer à ce projet, souhaitant conserver notre indépendance. En effet, la démarche unitaire aurait pu affaiblir la portée de notre mouvement dans ce qu’il porte de plus singulier -la remise en cause de la croissance et du travail comme dogmes-, concesssion que notre mouvement tout juste naissant, n’a pas souhaité faire.
Toutefois, afin de ne pas compromettre ce projet, nous avons décidé de nous présenter dans le 2e arrondissement, où aucune des composantes d’Audaces ne souhaitait s’investir.
Alors que ce type de candidature est traditionnellement rare sur cet arrondissement, nous voulions par ailleurs offrir aux habitants du 2e la possibilité de voter pour une liste écologiste et solidaire.
{Consulter} l'article.
Nous sommes un groupe de citoyens lyonnais constitué en association de fait depuis septembre 2007. Issus d’horizons divers, nous nous retrouvons dans une critique radicale de la croissance et, au-delà de nos choix de vie et de nos actes quotidiens, nous avons souhaité traduire cette critique sur le plan politique.
Avec le dogme irraisonné de la croissance, nous rejetons la société de surconsommation et de surproduction. Nous partageons un même regard critique à l’égard du travail et de la valeur qui lui est indûment accordée aujourd’hui. Nous défendons enfin un plus juste partage des richesses économiques qui doit se concrétiser par la création d’un revenu inconditionnel de citoyenneté.
Nos idées ne trouvant qu’un faible écho parmi les représentations politiques actuelles, nous avons jugé nécessaire de témoigner de l’existence de ces sensibilités au sein de la société et de les défendre lors des échéances électorales.
En effet, si IdéaLyon n’est pas une organisation partisane, nous entendons malgré tout participer aux élections politiques locales qui constituent à nos yeux un mode d’action politique essentiel – parmi d’autres – dont les citoyens doivent se saisir comme électeurs, bien sûr, mais aussi comme candidats.
Simples citoyens, nous n’avons aucune visée carriériste. Nous souhaitons simplement faire d’IdéaLyon une véritable force de proposition prenant place dans la vie politique lyonnaise. A travers notre participation aux élections, le dialogue et l’échange avec les autres organisations militantes et l’ensemble des citoyens, nous souhaitons populariser nos idées et les amener dans le débat public.
Vous trouverez la liste des candidats à l’onglet Municipales 2008.
{Consulter} l'article.
En matière de logement, Lyon, comme toutes les grandes agglomérations, est confrontée à des problèmes de « mal logement » et d’exclusion par le logement. La hausse continue des loyers, le manque de logements à la location et de logements sociaux, entravent l’accès de tous à un logement décent et adapté. Par ailleurs le manque d’offres de location et les loyers pratiqués rendent tout changement de logement impossible pour les foyers modestes. Ceux-ci se trouvent donc cantonnés à certains quartiers tandis que les foyers plus aisés acceptent de payer davantage pour éviter de côtoyer des populations qu’elles jugent « indésirables », suivant une logique de « clubs ». Freins à la mobilité et « logique de clubs » constituent donc des obstacles majeurs à la mixité sociale et expliquent le phénomène d’exclusion par le logement qu’une agglomération comme Lyon connaît. Il revient aux pouvoirs publics d’assurer le respect du droit au logement et d’encourager la mixité sociale pour lutter contre l’exclusion. Face à ces problématiques, les dispositifs existants demeurent insuffisants.
Les aides au logement (ALS et APL), facilitent l’accès au logement mais encouragent également à la hausse des loyers.
La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (dite loi « SRU »), imposant à chaque commune un taux de logements sociaux d’au moins 20% du parc locatif, n’est pas respectée. En effet, les sanctions financières appliquées en cas de non respect sont trop faibles (152,45 euros par an et par logement manquant) pour être incitatives. Lyon n’atteint toujours pas ce seuil (18,50% de logements sociaux en 2005). Par ailleurs, les logements sociaux existants sont très inégalement répartis sur le territoire puisqu’ils sont essentiellement concentrés sur les 8e et 9e arrondissements (qui dépassent les 30% de logements sociaux alors que les 2e et 6e n’atteignent même pas 10% de logements sociaux). Une telle politique de construction de logements sociaux ne peut être satisfaisante et suffisante si elle cantonne ces logements à quelques quartiers au lieu de les répartir de manière homogène sur l’ensemble de la commune.
A Lyon, plus d’un logement sur dix est inoccupé. La taxe sur les logements vacants ne suffit pas pour augmenter le nombre de logements mis en location.
La loi « Besson », accordant des exonérations d’impôts aux propriétaires acceptant un plafonnement des loyers, n’a que peu d’incidence sur le niveau des loyers, notamment pour les petites surfaces (F1 et F2). En effet, la hausse des loyers est telle que les exonérations proposées ne sont pas suffisamment attractives pour les propriétaires.
L’indexation des loyers sur l’indice des prix à la consommation – et non plus sur l’indice du coût de la construction (ICC) – annoncée par le gouvernement freinera probablement la hausse du loyer des logements occupés d’une année sur l’autre, mais elle n’aura aucune incidence sur la « logique des clubs » et les freins à la mobilité (la hausse des loyers suite à un changement de locataire échappant à toute indexation).
Notre politique du logement veut relever deux défis majeurs. Il s’agit, d’une part de garantir à tous un logement décent et adapté aux besoins de chacun et, d’autre part, de développer la mixité sociale pour enrayer l’exclusion par le logement.
Pour garantir l’accès de tous à un logement, nous proposons de :
plafonner les loyers. Un plafonnement des loyers a déjà été appliqué en France pour faire face à la crise du logement de l’immédiat après-guerre (loi du 1er septembre 1948). Aujourd’hui compte tenu de la hausse des loyers à Lyon et au nom du droit au logement reconnu par la Constitution, un nouveau plafonnement est nécessaire. À notre connaissance, aucune réglementation en vigueur ne fait obstacle à la mise en œuvre d’une telle mesure. C’est pourquoi nous proposons l’application à chaque logement du plafond défini par la loi « Besson » : 8,80€/m² pour un logement neuf et 6,20€/m² pour un logement ancien. Cela permettrait de limiter les contraintes financières qui font aujourd’hui obstacle à l’accès de tous à un logement. Un tel plafonnement aurait un impact direct sur les prix de l’immobilier à la location bien sûr, mais aussi sur les prix à la vente, facilitant ainsi l’accès à la propriété .
réquisitionner les logements vacants, conformément à l’ordonnance du 11 octobre 1945.
poursuivre l’effort de construction entrepris par la ville de Lyon et le GrandLyon.
Pour développer la mixité sociale, nous proposons de :
créer une agence publique de gestion du parc locatif privé. Depuis l’été 2007, la ville de Paris a mis en place le dispositif « louez solidaire » visant à inciter les propriétaires à louer leur logement à un loyer plafonné et à en confier la gestion à des associations spécialisées (Habitat et Humanisme, Emmaüs, Fondation Abbé Pierre, etc.). En échange, la mairie garantie le paiement des loyers et la remise en état du logement en cas de dégradation. En nous inspirant de cette initiative, nous proposons la création d’une agence publique de gestion du parc locatif privé, à disposition des propriétaires. En échange du plafonnement des loyers, cette agence gèrerait la mise en location des logements et le choix des locataires, assurerait le paiement des loyers à chaque propriétaire – que le logement soit occupé ou non – et prendrait en charge la remise en état des logements dégradés.
imposer un taux de logements sociaux d’au moins 20% pour toute nouvelle construction.
{Consulter} l'article.
Rechercher sur ce site :
| {Site réalisé avec le logiciel SPIP} | {Idéalyon} | {Plan du site} |